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23.12.2007

Le journal d'Elsa Linux

Voici un livre que j'ai dévoré !!! Une parodie du fameux Journal de Bridget Jones à la sauce Sex and the City... avec beaucoup plus de sexe !!!

Couverture :
- J’arrête de boire
- Je quitte mon patron sodomite
- Je plaque mon amant sadomaso
- Je deviens lesbienne
- J’ai 30 ans et je suis seule
Au secours !

2ème de couverture :
Elle est gaulée comme une cafetière mais seule comme un panda.
Elle attend le prince charmant mais ne croise que des pervers.
Elle nous émeut, elle nous excite, elle nous fait rire.
C’est Elsa. Elsa Linux.

4ème de couverture (dos) :
Elsa Linux exerce un métier branché et vit dans un deux pièces ruineux à Paris. En attendant le prince charmant, elle s’abandonne, avec une inaltérable bonne volonté, aux expériences érotiques les plus folles. Entre tous ses amants et amantes – le milliardaire sadomaso, le directeur de création sodomite, la media-planner lesbienne, l’anarchiste trop membré, le maniaque de l’electroménager et la directrice de clientèle partouzeuse -, Elsa Linux trouvera-t-elle le compagnon ou la compagne de sa vie ?  Ou est-elle condamnée ad vitam aeternam à bouffer des croquettes au caviar avec son basset artésien nommé Pasqua ?...

2 premières pages :
PARIS, LUNDI 13 SEPTEMBRE.
Seule au monde, mais plus pour longtemps.
8h00. Réveil câlin. Arthur m’a longuement fait jouir. Une fois qu’il a été dans la salle de bains, me suis sodomisée à deux doigts en pensant à Simon.
8h20. Raconte cela dans mon blog – je ne l’ai pas encore mis en ligne, mais j’y pense. www.elsalinux.com, si avec ça je ne trouve pas l’homme de ma vie ! Pour le moment, ça va sur le disque dur de mon ordinateur de travail, dans un dossier « tarifs préférentiels ».
8h30. Dans deux semaines, j’ai trente ans. Au secours !
9h01. Déjeuner en nuisette dans ma kitchenette, sur le skaï de mon Stark (un tabouret très inconfortable). Œuf dur, pain sans sel, thé à la bergamote, une cuillère – une seule – de N… (n’ose même pas prononcer le nom de cet immonde amalgame de chocolat, de cholestérol et de sucre). Aube couleur sépia sur la rue de Tocqueville, forte odeur de poubelle (ai oublié de la descendre hier soir).
Il n’y a rien tant que je déteste au monde que les lendemains de dimanches. A part, peut-être, les dimanches.
9h05. N’arrive pas à oublier que je vais avoir trente ans. Dans la bande des quatre Moustiquaires (on s’appelle comme ça entre nous parce qu’on a toutes des peaux délicates), je suis la seule à ne pas avoir dépassé la date de péremption. Ludivine a 34 ans, elle adore le pognon, est à moitié anorexique (quoique avec de gros seins) et dirige un cabinet de relations publiques. Sacha en a 33, elle est bisexuelle et révolutionnaire professionnelle, et c’est la mère d’un infect petit merdeux qui la tyrannise. Enfin Laura a 32 ans, c’est une attachée parlementaire boulimique qui prétend n’avoir jamais eu de rapport sexuel avec un homme mais ne rêve que de bébés. (…)
9h06. On m’a toujours dit qu’on reconnaît un chiot en bonne santé à sa truffe humide. Moi, c’est plus bas. Est-ce la raison pour laquelle ils sont toujours à vouloir fourrer leur nez dedans (et le reste) ?

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